Tomita Takeji Sensei
"Un petit homme avec un charisme énorme. Il a à la tombée de la nuit, les yeux perçant, sa posture est fière et il semble avoir un sixième sens qui comprend tout ce qui se passe dans la pièce." Dagens Nyheter

Tomita Sensei est né le 3 Février 1942 à Hamamatsu, Shizuoka, Japon.
Il est parmis les plus gradés du monde en Aïkido, 8ème Dan Shihan. Un maître avec un grade de ceinture noire 8ème Dan a le droit d'enseigner tous les aspects de l'Aïkido.
Tomita Sensei a commencé sa formation à l'université et plus tard, il a approfondi ses connaissances de 1960 à 1967 avec O'sensei Morieihi Ueshiba (1883 - 1969), le fondateur de l'Aïkido, à son dojo Iwana au nord de Tokyo.

Tomita Sensei est ensuite devenu uchideshi, un étudiant qui vit, suit les entrainements et travaille au dojo du fondateur.
En 1969, âgé de 27 ans et nouvellement classé au 4e Dan par Osensei Ueshiba, Tomita Sensei a été invité en Suède pour ouvrir son propre dojo.
Tomita Sensei est actif en Suède, mais il a également enseigné dans d'autres pays européens (l'Italie, la France, la Russie, l'Angleterre), les États-Unis et au Canada et donne toujours des stages internationaux dans ses pays.
Il a en même temps approfondi ses connaissances en anatomie, physique et techniques de concentration.
En 1992, après consultation avec Saito Sensei, Tomita Sensei a décidé de suivre son propre chemin.
Après avoir vécu en Suède pendant plus de trente ans, Tomita Sensei a constaté que les changements dans l'enseignement européen de l'Aïkido divergent trop de la forme originale.

Tomita Sensei dit : "Nous ne devons jamais oublier l'objectif initial du budo, sinon ce qui reste sont des jeux enfantins et puérils qui ne peuvent seulement qu'imiter la gravité de l'adulte. Le développement de l'Aïkido modernes a malheureusement pris cette direction, nous avons oublié qu'il est auto - défense. "
Takemusu Aiki Tomita Academy a été fondée pour préserver l'origine du budo.
Tomita sensei est 8 Dan Shihan et a la responsabilité première de tout l'aïkido en dehors du Japon dans l'organisation Internationale des Arts Martiaux.

Tomita sensei est le premier maître qui est arrivé, grâce à ces études scientifiques et anatomiques ainsi que par son étude approfondie de l'Art Martial, à décortiquer et expliquer les différentes clés nécessaires à la pratique du Takemusu aïki, la branche de l'aïkido la plus fidèle à la vision du fondateur O Sensei Ueshiba.
Régulièrement, Tomita sensei dispense ces conseils lors de stages internationaux et camp d'été un peu partout dans le monde.
Deux à trois fois par an, nous avons la grande joie de pouvoir assister à ces cessions dans notre région (Languedoc-Roussillon), à Béziers, Montpellier ou Sète.

Takemusu Aiki
Il n'existe qu'un nombre relativement réduit de principes techniques en aïkido, mais chaque technique peut se faire à partir d'une prise ou d'un coup différent de la part de uke, en omote ou en ura (mais pas toujours), debout ou à genoux.
Ainsi, le nombre de situations est en fait important, sans compter la possibilité, à haut niveau, de changer de technique en cours de route (oyo henka waza), ou bien de retourner la situation (kaeshi waza, uke reprend l'avantage et devient tori).
Par ailleurs chaque technique peut posséder un nombre très élevé de variantes. L'exécution de beaucoup de techniques peut de plus être amenée à varier selon les niveaux de pratique.
Morihei Ueshiba nommait cette richesse, cette possibilité de « création infinie », takemusu aiki.
Le terme takemusu aiki désigne l'aïkido comme source de tous les arts martiaux ; non pas sur un plan historique, mais en tant qu'art contenant les éléments de base utilisés dans tous les autres arts martiaux : gestion de la posture, des distances, même si les postures et distances sont différentes dans les autres arts martiaux.
L’aikido dynamique spectaculaire et séduisant pratiqué par tous les experts d’aujourd’hui est bien sûr extrêmement valorisant pour l’individu qui l’exerce.
Malheureusement, il a la beauté du diable. Il est incapable de transmettre la moindre connaissance sérieuse, y compris chez les véritables maîtres où il est davantage qu’une vulgaire poudre aux yeux.
Il ne constitue pas une méthode acceptable d’enseignement. On ne devient pas musicien en écoutant Bach, on apprend la musique en épelant son solfège.
Ce n’est qu’après l’apprentissage que Bach devient véritablement utile.
Et l’aikido n’échappe pas à cette loi générale des arts.
Un grand parmi les maîtres, Morihiro Saito est celui qui, à rebours de toute l’évolution de l’aïkido moderne, ait délibérément choisi de renoncer à l’utilisation dans l’enseignement de formes dynamiques pour se consacrer totalement et exclusivement à l’apprentissage des bases.
C’est un travail propédeutique ingrat, mais incontournable pour quiconque cherche dans l’aikido autre chose que de caresser des illusions sa vie durant.
Deux raisons ont conforté maître Saito dans cette voie. La première est le sentiment profond du devoir qu’il estime avoir envers O Sensei qui l’a explicitement investi de cette mission de protection. La seconde est la conscience aiguë du danger de l’enseignement actuel.
Un arbre sans racines est un arbre mort. Et le type d’enseignement qui prévaut depuis la mort du fondateur - par carence technique grave de l’écrasante majorité des enseignants japonais et occidentaux- coupe toutes les nouvelles générations de pratiquants des racines de l’aïkido.
